J'ai 34 ans. Depuis
6 mois, je vis une relation amoureuse avec un homme en couple. Sa
compagne ne vit plus avec lui (elle vit chez ses parents), ils ont
une fille; ils ont une vie amoureuse. D'après ce que j'ai
cru comprendre ils n'ont pas les mêmes pratiques de vie, passions,
amis... Les amis de cet homme me disent qu'il est transformé
depuis notre relation semi-cachée ( il n' a rien dit à
sa femme) et qu'il est beaucoup plus heureux avec moi. Il me dit
qu'il nous aime toutes les 2 passionnément. Je le crois et
je l'aime aussi. Détail étrange: je passe beaucoup
plus de temps avec lui qu' il n' en passe avec elle. Souvent je
vis cette relation avec bonheur : celui d'aimer et d'être
aimée. Parfois de grosses angoisses me surprennent ceci du
fait qu'ils ont en projet d'acheter une maison ensemble et qu'elle
lui demande fréquemment de lui faire un deuxième enfant
(étrangement depuis le début de notre relation). Parfois
il refuse cette idée ou au contraire pense finir par capituler.
Je lui ai déjà dit que dans ce dernier cas je ne pourrais
vivre une relation épanouissante avec lui mais plutôt
destructrice alors devrais le quitter. Je ne veux pas lui faire
un chantage, même si cela peut y ressembler. Je ne suis plus
seulement son amante, mais aussi son amie, celle à qui il
peut tout dire. Nous sommes amenés également à
travailler fréquemment ensemble. Je l'aime mais depuis hier
j'ai un affreux blues qui me harcelle, au sujet de leurs gros projets
communs malgré leurs rares moments de vie partagés
et en contrepartie tous ces jours durant lesquels nous vivons ensemble
lui et moi. Parfois le doute s'installe en moi , comme aujourd'hui
et pense alors que notre histoire d'amour est sans avenir. Il me
faudrait beaucoup de force pour le quitter mais peut-être
cela serait mieux au final, après le douloureux passage du
chagrin d' amour. Où, qui, quand, comment ? Je vous remercie
d'avance pour votre écoute et votre compréhension.
Vu de l'extérieur, cet homme semble s'installer
dans une double vie qu'il n'a pas forcément l'attention d'abréger
mais au contraire de faire fructifier. Il peut éventuellement
être mieux en votre compagnie, ce n'est pas pour autant qu'il
n'aura pas envie d'avoir une relation avec une autre femme, d'autant
plus si celle-ci a un enfant. Il peut très bien vivre de
mensonges envers vous et envers cette autre femme. Un mélange
de lâcheté, de besoin de plaire à plusieurs
femmes font que vous risquez de vous retrouver dans une histoire
compliquée sans fin.
Prétendre que l'on aime deux personnes à
la fois, cela est possible, mais ce type d'amour n'est jamais complet,
n'est jamais fiable. Vous êtes aimée sans doute, mais
partiellement. Avez-vous l'intention de vivre à moitié
? À vous de décider de votre sort amoureux...
Vous pouvez vous éclipser en toute discrétion
et accepter de souffrir mais, croyez-le, cette souffrance ne sera
certainement pas insurmontable sachant que vous n'avez pas pu séduire
complètement cet homme. Il s'agit d'une histoire d'amour
partielle, vous pourrez certainement mieux faire plus tard.
Peut-être préférez-vous une fin
d'histoire plus explosive, ou du moins plus explicative... dans
ce cas, il serait intéressant de savoir ce que cette femme
pense de tout cela. Peut-être que des vérités
désagréables à entendre sortiraient de cette
confrontation. Peut-être que ce couple est en crise et que
vous jouez le rôle de roue de secours, on ne vous aimerait
pas pour ce que vous êtes mais pour ce que vous apportez,
ce qui n'est pas viable... A moins que vous ne soyez infirmière
dans l'âme.
Faites selon votre caractère, faites selon
vos envies, mais surtout ne restez pas figée dans cette incertitude
qui vous détruira certainement, vous le savez déjà.
hOHo
En effet, je me doute bien que le mensonge est établi
inconsciemment et consciemment, non seulement dans ma relation avec
cet homme, mais de plus, certainement dans sa vie en général
et alors dans sa communication meme. Je ne suis pas prete à
me nier et retire une leçon de cette histoire qui, me renforçera.
Il me reste à agir avec sagesse afin de minimiser les souffrances
(forcément déjà installées étant
donné la situation). Il est sûr que je ne suis pas
infirmière, et encore moins psychanaliste.
Votre réponse amène à la réflexion et
au sourire. Je n'ai que 34 ans et toute la vie devant moi!... En
vous remerçiant pour ce métier que vous avez si bien
choisi, puisque vous le faites avec humanité.
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